Son territoire couvre une superficie de 684 kilomètres carrés.
Sa population d'un peu plus de 9000 habitants en fait la Ville la plus populeuse de la Municipalité Régionale du Comté de Portneuf.
Les pionniers, Cayer ,
En 1895 une partie du territoire de St-Raymond fut détachée pour former la paroisse de Ste-Christine et une autre partie en 1897 pour former cette fois la paroisse de St-Léonard.
Puis en 1898, les intérêts divergeants des cultivateurs de la paroisse et des commerçants du village amenèrent la formation de deux corporations municipales distinctes, soit Paroisse et Village. Il faudra attendre jusqu'en 1995 pour que ces deux entités soient réunifiées.
A ses débuts, la colonie était composée de
défricheurs qui voulaient mettre les terres en culture. On
réalisa plus tard que plusieurs terres ne possédaient
qu'une faible couche d'humus vite épuisée et qu'on se
retrouvait sur un sable manquant de matière organique et
d'humidité. Aujourd'hui, seuls les sols de bonne qualité sont exploités pour l'agriculture. Le nombre d'agriculteurs à considérablement diminué mais ceux qui restent opèrent des entreprises agricoles modernes sur de grandes superficies de terre. (A noter que la traite des vaches ne se fait plus comme le montre cette photo)
Alors que dans la période du défrichage, on ne songeait qu'à abattre les arbres
pour les faire brûler en de vastes abattis, on commença plus tard à s'intéresser
à la valeur commerciale de ces arbres.
La région de Saint-Raymond connut son essor avec l'exploitation de ses
ressources forestières. Encore aujourd'hui, malgré de grands efforts de
diversification, on retrouve plusieurs entreprises et industries reliées à la
forêt. Toutefois, la crise que vit présentement en 2007 l’industrie forestière a
amené la fermeture de la papeterie qui employait presque 200 personnes ce qui a
des répercussions sur beaucoup d’entreprises et de personnes.
La fabrication du charbon de bois fut pendant longtemps l'une des spécialités de
la région de St-Raymond. On construisait des chambres à combustions en brique (
il en existe encore) dans lesquelles on empilait des bûches de bois dur, soit
principalement érable et merisier. C'est tout un art que de contrôler la
combustion pour éviter que tout le bois soit réduit en cendres ou s'envole en
fumée et d'obtenir un charbon de haute qualité.
Ce charbon était notamment employé pour le chauffage des wagons de chemins de
fer ainsi que pour la fabrication de munitions et de produits pharmaceutiques.
Plus tard, il fut utilisé en grande quantité pour fins de cuisson et de
grillades dans les poêles B. B. Q par les villégiateurs, mais fut graduellement
remplacé par le propane.
Jusqu'aux années 50, on peut dire que St-Raymond était une paroisse rurale dont
l'économie reposait principalement sur l'agriculture et la forêt. Un large
secteur industriel et commercial s'est depuis développé mais on peut dire que la
forêt a cependant été en grande partie à la base de cette industrialisation.
Par ailleurs l'attrait pour les sports et la villégiature a aussi grandement
contribué à son développement économique. Combien de citoyens
de St-Raymond ont été et sont encore occupés
au gardiennage des territoires de chasse et de pêche, à la construction et
à l'entretien des propriétés des villégiateurs. Cet achalandage a amené le développement d'un important ensemble de commerces et de services fort varié, ce qui est un peu surprenant compte tenu de la proximité relative des villes de Québec et de Saint-Foy avec leurs immenses centres commerciaux.
Ainsi au fil des ans, St-Raymond est devenu un pôle d'attraction économique important pour toute la région.
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